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La Dépèche du 3 mai 2012


Marie-Julie et Yunaï au pied d'un bouleau dont ils extraient la sève./Photo DDM, Didier Donnat.
Marie-Julie et Yunaï au pied d'un bouleau dont ils extraient la sève./Photo DDM, Didier Donnat.

La générosité des arbres n'a pas de limite. En plus de fournir du bois de chauffage ou pour la construction, leur sève recèle de bienfaits. A Belvis, dans le pays de Sault, Marie-Julie et Yunaï se sont lancés dans la récolte et la commercialisation de la sève de bouleau fraîche. Avec succès.

La sève des arbres, filière économique ? Il y a quelques années encore la question aurait fait sourire. C'est pourtant aujourd'hui une réalité dans le très boisé Pays de Sault. Alors que Belcaire s'apprête à installer une entreprise commercialisant un produit à base de résine de sapin macérée dans le sucre (lire par ailleurs), non loin de là, à Belvis, Marie-Julie Fricaud-Boisard et Yunaï Grégoire viennent de se lancer dans la récolte et la vente de sève de bouleau fraîche.

Elle a été monteuse à France 3 avant de se former à la phytothérapie, la naturopathie et la réflexologie. Lui a suivi des études d'ingénieur et d'architecture, puis a voyagé. La vente de « Sève cathare » ne les fait pas encore vivre, loin de là, mais l'activité, à défaut d'être juteuse, est prometteuse en dépit de son caractère saisonnier. La sève de bouleau ne se récolte en effet qu'au début du printemps, au mois de mars et là, il ne s'agit pas de mollir. Car les quelque 300 litres récoltés quotidiennement doivent être emballés sous vide le jour même pour éviter la fermentation qui fait chuter les bienfaits du jus de bouleau, et expédiés par Chronopost dans la foulée. Cela a un coût non négligeable.

 

 

Câliner les arbres fait partie du boulot 

« Tout est vendu à la fin de la récolte », expliquent ainsi Marie-Julie et Yunaï qui n'envisagent pas de se développer à outrance. Car si l'aspect commercial a son importance, ils entendent bien conserver une dimension humaine et naturelle à leur activité. « On réfléchit à collectiviser l'aventure en montant une coopérative de récoltants, se regrouper pour l'emballage », envisagent-ils, et pourquoi pas distribuer la Sève cathare en vrac, par le biais de centrales d'achat hors magasins bio qu'ils ont démarché. Mais question de dépasser un stade familial d'activité. Car ils tiennent surtout à rester en harmonie avec les arbres. « Chaque fois qu'on les perce on prend le temps de leur faire un petit câlin pour les remercier », explique Marie-Julie. « On est toujours dans un état de remerciement car nous sommes admiratifs de leur générosité. Une fois que nous avons prélevé la sève, qui s'écoule dans un bidon par le petit tuyau inséré dans le trou de 6 mm que nous avons percé au pied de l'arbre, nous prenons le temps de reboucher avec un petit pansement d'argile. On fait un truc éthique », précise Yunaï. Naturellement.

 


 

De multiples vertus

La consommation de jus de bouleau n'est pas nouvelle dans les pays d'Amérique du Nord et d'Europe du Nord où ses vertus sont connues et reconnues. « Ce n'est pas un produit miracle, insiste Marie-Julie, mais, prise en cure de trois semaines, la sève de bouleau donne un vrai coup de fouet ». La sève du bouleau facilite l'élimination de l'acide urique et du cholestérol. Diurétique, elle favorise l'amincissement et possède des qualités apaisantes sur les brûlures peu profondes et pour les infections rhumatismales en raison de son action anti-inflammatoire et analgésique.